Mon corps
la nuit tombe laissant une jeune femme,
A demi nue, et dans son regard plus de flamme .
Comment regarder se corps ?
Siège du désir de l'homme sans remord ?
Ce corps haineux, sali par le viol, sexe impur,
Ce corps honteux qui subira toutes les blessures .
Je suis devenu mon propre bourreau,
Humilié, il subira la force de mon courroux .
Lentement, doucement, prenant tout mon temps,
Mes formes voluptueuses s'effaceront avec le temps,
Afin de détourner le regard des hommes,
A travers ma chair, des os saillant se forment .
Protéger mon esprit se libère,
Et contemple ce corps amaigris mais fière .
Il ne possède plus ce que dame nature lui a donné,
Il s'est transformé comme cette jeune femme l'a désiré